Vous trouverez ici un petit tas d'articles traitant de sujets divers tels que la société, l'actualité, la culture, l'éthique, l'écologie...
Ils sont rédigés individuellement par différents membres de l'équipe et ont chacun pour but de donner matière à penser, à se poser des questions, à s'ouvrir et à découvrir.

Nous ne prétendons pas ici partager la "vérité", nous essayons simplement de réfléchir et de comprendre.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires, pas besoin d'une thèse de doctorat pour partager une opinion, une argumentation ou même une question !

(à ceux qui arrivent sur le blog directement, vous pouvez rejoindre le site en cliquant ici : http://site.voila.fr/ldf/home.html)


04 mai 2008

Que l'affirmation de la vie soit le sens de la Terre !

Sur la quatrième de couverture de l'oeuvre majeure de F. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, on peut lire cette phrase du philosophe contemporain Gille Deleuze :


Spinoza ou Nietzsche sont des philosophes dont la puissance critique et destructrice est inégalable, mais cette puissance jaillit toujours d'une affirmation, d'une joie, d'un culte de l'affirmation et de la joie, d'une exigence de la vie contre ceux qui la mutilent et la mortifient. Pour moi, c'est la philosophie même.


Je crois qu'en cela il nous faut puiser un enseignement majeur : faisons le culte de l'affirmation et de la joie, éxigeons la vie dans toute sa richesse, rions aux éclats de toutes ces formes de negations, anéantissons tout fatalisme et tout alarmisme. Rions du faible pour créer l'heureux, admirons l'humain dans son potentiel, cessons toute pitié !

Que l'élan et la joie soient le sens de nos vies !


Que notre puissance critique soit destructrice, que notre volonté d'affirmation et de joie soit le sens de la Terre. Que notre destruction construise la plus saine des volontés.

Il est temps de cesser d'être agacé par l'humain, trop humain ! Qu'il nous fasse rire s'il le faut mais gardons nous bien de nous affaiblir de sa faiblesse. Croyons en notre puissance d'éxister, l'affirmation doit être le sens de la Terre !

Préférons admirer. Détester l'homme c'est se détester soi-même. Donnons de la profondeur à nos âmes et que cette profondeur provoque en nous la joie la plus contagieuse !

Avis à tous les alarmistes, fatalistes, pseudo-réalistes, "c'estdelamerdistes" et autres nihilistes :
Changez de maison ou souffrez en silence !



Anthony

25 avril 2008

Sarkozy implore la compassion de l'impuissance relative

C'est dans un décor parfait que Nicolas Sarkozy a pu ce soir s'exprimer, en répondant aux questions des journalistes des grandes chaînes pendant une centaine de minutes.

La scénographie est sans conteste sublime, les couleurs sont chaudes, accueillantes, l'espace est grand, aéré, en bref, c'est visuellement le confort absolu. Pas de doute, toutes les conditions sont mises en oeuvre pour que N. Sarkozy parviennent a réduire la défiance qu'il existe actuellement entre l'opinion et sa personne.

Difficile de nier que dans la forme, tout est superbe. Le discours est posé, Nicolas Sarkozy semble à l'aise avec tous les sujets, les réalités lui sont toutes évidentes. Pédagogue, rassurant, mais également volontaire et dévoué, il se montre incontestablement bon. Il ne manque pas non plus de déborder d'humilité, reconnaissant sans cesse ses torts et tenant à porter toutes les responsabilités. Il va même jusqu'à émettre l'hypothèse de son tort lorsqu'une erreur semble avoir été commise.

Il implore ainsi implicitement le pardon en étalant son humanité. Cette fois-ci pratiquement aucune violence dans les mots, l'homme est sensible, à l'écoute et compréhensif. Il n'a qu'un seul message à faire passer, il fait de son mieux et prétend le faire bien. Il joue toujours sur l'affect, le pathos, mais c'est lui qu'il faut prendre en pitié. Cette pitié il l'a met en scène très simplement et très implicitement, ce qui la rend très puissante. Ainsi nous explique-t-il le lourd contexte dans lequel il doit travailler (prix du pétrole, la valeur du dollar...) et contre lequel il est impuissant.

Beaucoup de paroles qui doivent leur force à un contenu bien dosé. On aurait envie de croire à une profonde sagesse quand on pense à tous ces torts qu'il reconnaît ou qu'il est prêt à reconnaître. Mais cette sagesse aurait été trop passive pour parvenir aux effets escomptés. Ainsi a-t-il mis en scène toute sa bonne volonté et tout son bon sens en ne cessant de vanter ses convictions.

Cela peut paraître dommageable de développer autant la forme du discours par rapport au fond, mais il apparaît qu'à travers les interventions de N. Sarkozy, la forme est une importance fondamentale quant aux réactions et à la perception du message politique. Une importance qui semble finalement à double tranchant pour le chef de l'état.


Ce qui déplaît en réalité dans la forme des discours de N. Sarkozy, c'est probablement le côté déconcertant de toutes ces attitudes aussi différentes les unes que les autres. "J'ai changé" se plait-il à dire. La question qui se pose ici est donc la suivant : cette "nature changeante" est-elle le fruit de l'influence de ses nombreux conseillés ou simplement sa réelle nature comportementale ? Il semble impossible d'être sûr de la réponse... Etant donné les effets négatifs sur l'opinion, il est tentant de s'attacher à la deuxième possibilité.

Cette apparence multi facettes a différentes conséquences. La première, positive pour lui, c'est qu'elle permet de "ratisser large" mais à force de paradoxes, il semble que le personnage se décrédibilise et réduise ainsi sans cesse son charisme. Victime de ses angoisses narcissiques, il doute, se cherche, puis fonce, agit par pulsion, et cela se ressent (ne serait-ce que par ses tics). Tout cet aspect pulsionnel devient alors symbole d'impuissance et d'incapacité, le rendant ainsi effrayant pour les uns et agaçant voir instable pour d'autres.

Ainsi il devient nécessaire à travers des émissions parfaitement préparées comme celle de ce soir de consolider symboliquement la fonction présidentielle. Exercice dans la forme plutôt réussi par N. Sarkozy. Le fond du discours était à mon sens et malheureusement secondaire ce soir. Du réchauffé, beaucoup de déjà entendu, beaucoup d'évidences dans les réponses à des questions parfois contournées.

Argumentation encore et toujours vague et imprécise sur des sujets comme le pouvoir d'achat. Qu'attendre de plus ? Il s'est bien de trop avancé la dessus pendant la campagne, il en paie aujourd'hui les conséquences. Difficile d'en attendre plus concrètement étant donné les faits. On retrouve par ailleurs toujours ce rapport obsessionnel au travail, allant jusqu'à qualifier les 35h de catastrophe sociale... et non ce n'était pas de l'ironie de sa part ! Comme d'habitude également dans ce type d'intervention, des thèmes comme la culture sont évincés du lot, probablement jugés hors des attentes des téléspectateurs ; très dommage pour un premier "bilan". Seule l'annonce de l'arrivée du RSA globalisé en 2009 présentait un véritable intérêt dans le fond.

En somme, Nicolas Sarkozy semble avoir voulu se réappropier la fonction présidentielle. Ainsi fût-il ce soir assis derrière une grande table triangulaire au bout pointu, de quoi revêtir symboliquement l'aspect paternel et phallique du poste de président de la république.

Pas sûr qu'il puisse la maintenir avec une rigidité suffisante, surtout s'il se complait dans l'impuissance.

Anthony

09 mars 2008

Ces images qui nous dictent des codes insensés !

Je vous propose de réfléchir ici à l'idée de la banalité dans la bêtise.

Il m'apparaît en effet que les années passent et que le banal envahit les esprits et pervertit l'indignation. J'irai même plus loin encore car il me semble en effet que ce banal nous influence sans user d'une éthique très profonde.

Reprenons quelque peu les articles précédents. Dans la vie sociale, nous internons des obligations, des interdictions. Celles-ci sont en tous points fondamentales et nécessaires au bon fonctionnement d'une société comme la notre, c'est pourquoi il faut cesser de croire que l'on peut faire "ce que l'on veut". Ces interdits et ces contraintes sociales, nous ne les apprenons et nous ne les assimilons pas seuls. La culture au sens le plus large joue ici un rôle essentiel. C'est en effet a travers l'expérience (enfance, éducation...) mais également l'expérience sensible (qui se rapporte aux arts, à la littérature, au cinéma, à la philosophie, etc...) que nous apprenons et que nous internons ces "codes de conduite".

De fait, c'est ainsi que l'on tend à s'éloigner du modèle animal, c'est à dire à travers une liberté pulsionnelle réduite mais dans l'absolu toujours existante. Ce phénomène nous rend en quelque sorte dépendant des influences extérieures, notamment lors de l'enfance et de l'adolescence. A la suite de quoi la "conscience morale individuelle" ou surmoi devient beaucoup moins malléable, mais le demeure toujours un peu.


Ainsi, une affiche dans la rue, une publicité à la télévision, une photographie, un discours, etc. Tout cela constitue le contexte culturel qui nous entoure. Ce qui fait donc de tous ces mediums de communication des influences plus ou moins perçues. Il convient désormais de se questionner sur la validité de ces influences. Toutes les influences ne sont pas mauvaises et a contrario, toutes ne sont pas bonnes. Aujourd'hui, ces influences qui prolifèrent en masse sont tellement nombreuses que la médiocrité d'une partie d'entre elles nous apparaît totalement banale.
Il va donc de soi qu'une prise de conscience du "danger" de celles-ci quant à l'évolution des moeurs et de la conscience collective, est nécessaire.

Je conclurais en citant l'affiche qui m'a inspiré cet article. Il s'agit d'une très grande affiche de type portrait (environ 1,50m x 2,50m) située derrière la vitrine d'un institut de "beauté" Maria Galland - Paris. Cette affiche représentait le visage d'une femme avec une perruque bouclée blonde en fond, un peu flou sur lequel on pouvait lire en gros, un slogan publicitaire des plus modernes :

"Toute femme d'exception cache une crème d'exception"

Je suis passé devant cette affiche la première fois en me disant : "encore une pub à la con, comme on en fait tant d'autres.." puis je me suis arrêté un temps. Il est dangereux de banaliser de telles pratiques et de croire qu'elles passent inaperçues.

Finalement outré de lire une chose pareil et me suis permis d'entrer dans l'institut. J'ai donc demander à la vendeuse si elle était d'accord avec ce qui était écrit sur l'affiche. Laquelle m'a fièrement répondu et avec une grand sourire :

"- Ah oui, tout à fait !
- Donc une femme ne peut pas être exceptionnelle si elle ne met pas de crème, c'est cela que vous sous entendez ?
- Et bien... Disons que ça aide !!
- Il me semble pourtant qu'il existe des femmes d'exceptions qui ne mettent pas particulièrement de crème pour la peau...
- Oui enfin... vous savez c'est pour que ça vende, après que ça soit vrai ou pas.."

Chacun peut se faire seul, une opinion sur cette affiche et ce discour qui nous montre que le relativisme nihisliste a de beaux jours devant lui.

Je crois que le féminisme a vécu de meilleures heures !



Anthony

01 mars 2008

Problème de considération de la Culture !

29 Février - Mobilisation nationale contre le désengagement de l'état pour la culture. Cela mérite bien un petit article afin d'éclaircir un peu la situation.

Aujourd'hui, messieurs et mesdames les fonctionnaires de la culture et autres acteurs de la donne culturelle ont exprimé leurs crainte quant au désengagement de l'état dans un domaine essentiel.
Je commencerais ici par citer cette grande femme, philosophe du 20ème qui a dit : "La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs." (Hannah Arrendt) Il y a ici un constat d'une vérité difficilement contestable. Le mot culture aujourd'hui est employé pour désigner de très nombreuses choses, ainsi on donne pour définition de la culture à proprement parlé :
« La culture, dans son sens le plus large, est considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. » (définition de l'UNESCO) Au plan individuel, la culture est l’ensemble des connaissances acquises, l’instruction, le savoir d’un être humain. Au plan collectif, la culture représente également l’ensemble des structures sociales, religieuses, etc., et les comportements collectifs tels que les manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société. La culture comprend ainsi trois grands groupes de manifestations : l’art, le langage, la technique.


En somme, la culture, de par la masse d'éléments qu'elle nous apporte (connaissance, ressenti, expérience) est un élément fondamental, pour la civilisation, pour le développement de la vie en société, pour l'affirmation de l'humain et donc a fortiori à l'acomplissement de l'humain. Lourde tache qui est donc la sienne. Comme il est dit dand l'article précédent, la culture permet d'éloigner les pulsions les plus primaires et les plus destructrices. Dans une société au niveau de vie élevé, la culture n'apparait plus comme un luxe mais bel et bien comme une nécessité.

Cette nécessité s'applique aussi bien sur le plan individuel que sur le plan collectif. La vie en société est une vie avec les autres. Ainsi, la culture comme vecteur de liens sociaux, comme moyen, comme génératrice de ressenti et comme vecteur de connaissance nous permet une voie royale d'accès à l'épanouissement personnel. Pour un être humain, vivre ne s'arrête pas au simple de fait de dormir, chasser, manger jusqu'à épuisement. Riche de sa conscience, de son intellect, l'homme pense ! Ainsi peut-il s'exprimer, imaginer, créer, construire, ressentir, aider, apprécier, critiquer et cela avec une sincère profondeur.

S'acomplir signifie acomplir se dont nous sommes capable, à savoir vivre de la manière la plus riche (au sens le plus immatériel du terme).

La culture nous aide constamment dans cette quête. Remettre en cause son utilité est moralement inacceptable. L'histoire nous a démontré sa puissance et ses bienfaits. La culture est saine de vérités, saisissons-les. Ainsi celle-ci ne doit pas être dépendante de la dictature des erreurs de l'opinion. Il n'y a aucune honte à se nourrir de la culture pour jouir.


Alors jouissons et que l'état nous incite à la faire !




Anthony

26 février 2008

La conquête culturelle n'est que la récompense d'un rennoncement pulsionnel

L’Homme doit en permanence lutter contre sa nature, ses désirs doivent être réfrénés afin que vive la société, sans quoi l’égoïsme universel amènerait le chaos. Plus le niveau de la société est élevée, plus les sacrifices de ses individus sont importants. Par les règles claires qu’elle nous impose, la culture nous protège, même si elle exige des renoncements pulsionnels conséquents, ce qui explique qu’il existe souvent une haine – souvent inconsciente – vis-à-vis de la culture. C’est pourquoi la culture nous offre des dédommagements aux contraintes et sacrifices ressentis, et ce à travers la consommation, le divertissement, le patriotisme…

Concept Freudien



A méditer avec beaucoup d'attention.


Anthony.

10 février 2008

Culture ? Divertissement ? Un paysage à deux vitesses...


Même si l'on pourrait croire que cela se passe de commentaire, je tiens tout de même à présenter quelques détails qui me semblent importants. Cela semble presque évident pour certains que la diffusion de ce type de série est tout à fait déplorable. Qu'à cela ne tienne, ça marche, sinon ça ne tiendrais pas. Les lois de l'audimat savent faire le tri dans les programmes.

Le phénomène est le même pour ce qui est de la presse people et de ses nombreux étalages sur la vie privée de N. Sarkozy. Même principe également pour les nombreuses émissions bidons que nous offre la première chaine.

"La vie privée de sarkozy, mais qu'est-ce qu'on s'en fout ?! ... J'ai acheté le magazine par curiosité comme ça pour voir."

"Star Ac' c'est de la daube. ... mais je suis l'émission, ça m'amuse"

"C'est débile comme série, mais je regarde ça me détend, pas besoin de réfléchir"

Bref, tout le monde trouve ça nul mais tout le monde achète, tout le monde regarde, tout le monde consomme. Il faut tirer les conclusions de tout ça. Ce n'est pas l'aspect qualitatif d'un objet qui nous fait nécessairement aller vers lui. Ces mediums de communication font appel à ce qu'il y a de moins glorieux au fond de nous tous pour l'exploiter... à des fins économiques de surcroît.
Que cela éveil le voyeurisme, la fainéantise, la moquerie, la passivité... le résultat est le même : l'objet est consommé. Le plaisir est certes présent mais il est froid, vide, et sans âme.
Quelle insulte à l'humain que de laisser croire que c'est cela savourer un objet, qu'il soit artistique ou philosophique, qu'il soit matériel ou purement immatériel, qu'il soit audiovisuel ou vivant.
Ne nous laissons pas tromper, apprenons à savourer avec puissance ce qu'il y a de plus authentique et parfois même ce qu'il y a de plus simple ! Ainsi pourrait se résumer l'accomplissement de tout être pensant : jouir de l'authenticité, sublimer la vérité, savourer et exploiter la profondeur de toute chose. Reste à ne pas oublier qu'une oeuvre d'art à proprement parler ne se regarde pas avec ce regard passif qu'est le regard télévisuel classique. Une oeuvre se vit, le reste se voit. Consommer ne suffit pas pour savourer, il est nécessaire pour cela de reconnaitre la présence d'une certaine profondeur. Encore faut-il que celle-ci ne soit pas qu'un simple et triste vide.
Quelques chiffres :
- 1er épisode de Ugly Betty en france : 3,8 millions de téléspectateurs (28,4% de parts de marché)
- 2eme épisode : 3,3 millions de téléspectateurs (39,4% de parts de marché)
- Finale de Secret Story : 6 008 080 téléspectateurs (48,1 % de parts de marché sur la ménagère de moins de 50 ans)
- Moyenne de l'audience de la star academy 2007/2008 : 6,3 millions de téléspectateurs
Osez prendre du recul.
Anthony

08 février 2008

"Les caisses sont vides" On se demande pourquoi...

Et voila que tombe une info intéressante... Le canard enchainé révèle que Mr Christian Estrosi (secrétaire d'état à l'outre mer) a fait un petit caprice. En effet, convié à un rendez vous à Washington ainsi qu'à un pot entre Sarkozystes à l'Elysée, mr Estrosi ne pouvait pas se rendre aux deux endroits étant donné l'heure de son avion pour Washington.

Mais ce cher Mr Estrosi est intelligent, il a donc eu la merveilleuse idée de vouloir à tout prix assister aux deux invitations. Résultat : vol air france annulé ; notre cher Christian voyagera en Jet privé.
L'addition ? 138 000 € (au frais de l'état cela va de soi...).

Ah, quelle joie de constater que l'intellect de nos chers dirrigeants est recompensé par un confort suffisant. L'option jet privé, il fallait y penser, reconnaissons lui cette merveilleuse oeuvre de sa capacité à trouver des solutions.


Cette affaire nous amène une nouvelle réflexion... Qu'en est-il des règles budgétaires en ce qui concerne les dépenses des dirrigeants ? Est-il juste de leur laisser une telle liberté alors que les services publics souffrent d'un manque de moyens...

Il est simple d'observer qu'aujourd'hui il y a des sujets simples et indispensables à traiter. Cela aussi bien sur le plan éthique que sur le plan économique. La france a des valeurs, la politique aussi. Mais le pire, au bout du compte, c'est que cet homme s'est justifié en disant qu'il ne pensait pas que cela couterait si cher... !

A la suite de quoi, l'affaire est classée. Il y a ici un non sens redoutable et virulent. D'un côté on vante une démocratie irréprochable, de l'autre on pratique la politique de manière complètement oligarchique : ce sont ceux qui ont l'argent qui ont le pouvoir, ils sont donc les seuls à en abuser.

Ce n'est pas ici à proprement parlé une question de droite ou de gauche, juste une question de bon sens.

PS: rectification, c'est en réalité le cabinet du ministre qui a pris la décision du jet privé... sous la pression de mr Estrosi en personne =)


Il y a de ces instants ou la politique ressemble à la fois à une blague géante et à une réalité navrante.



Anthony.

13 janvier 2008

Point Actu - Morale et publicité au coeur du débat actuel

Bonne nouvelle, la place de l'éthique semble être évoquée ces jours-ci dans le débat politique. Nicolas Sarkozy cite (du moins Henri Gaino (plume de NS) le fait citer) le philosophe Edgar Morin ou plus précisément un de ses concepts philosophiques : la politique de civilisation.
Il convient maintenant de mettre un peu de netteté dans cette actualité bien garnie. Les mots et les idées sont quelques peu flous mais il y a des idées de fond.
La "politique de civilisation" en elle-même, qu'est-ce donc ?
Je vais citer ici Edgar Morin, l'auteur de ce concept. "Elle [la politique de civilisation] vise à remettre l’homme au centre de la politique, en tant que fin et moyen, et à promouvoir le bien-vivre au lieu du bien-être." En d'autres termes, il s'agit bien là de questions éthiques sur le rôle du politique quant à l'épanouissement sincère et sain des citoyens, idée de bien vivre. Partant du constat que la société moderne a laissé naitre un certain mal-être, source d'individualisme, il propose de "régénérer les cités, réanimer les solidarités, susciter ou ressusciter des convivialités et régénérer l'éducation".
On voit en ce concept (toujours pris en lui-même, oublions Sarkozy 5 minutes) un profond humanisme. On peut même pousser l'idée un plus loin en disant qu'il est une critique indirecte des aspects immoral du capitalisme outrancier. Il est donc de surcroît une critique du néo-libéralisme et du système ultra consumériste.
Voila donc pour ce qui est du concept (en très grossier vous en conviendrez).

Revenons maintenant à notre président. Ce dernier n'a pas voulu laisser passer ce concept inaperçu, allant jusqu'à répéter son nom un nombre de fois incalculable lors de ses voeux. Etant donné la valeur du concept en soi, il paraît difficile de reprocher cela à Nicolas Sarkozy. On regrette cependant qu'il n'ait pas été plus sincèrement explicité.

Quelques rappels :
L'idée d'énoncer un tel concept vient du gentil monsieur qui écrit les discours de Nicolas Sarkozy, qui est par ailleurs son conseiller, j'ai nommé Henri Gaino. Sûrement bien plus cultivé que Sarkozy lui-même, Henri Gaino insert l'idée de "politique de civilisation" dans les discours du président. A noter que Mr Gaino en parle tout de même mieux que Sarkozy, enfin bref passons.
"Je ne suis pas un intellectuel, je suis quelqu'un de concret" a déclaré un jour Nicolas Sarkozy. On a donc un peu de mal à imaginer notre président réfléchir sincèrement à un concept philosophique et éthique, mais bon. Peut-être cette phrase n'était qu'un "coup de communication" ? Difficile d'imaginer ce qui se passe dans l'intellect du "téléprésident".
Ajoutons que Nicolas Sarkozy s'est toujours revendiqué (plus ou moins explicitement j'en conviens) de la droite libérale et atlantiste. Ce qui m'apparaît malheureusement en totale opposition au concept d'Edgar Morin.

Arrive alors une proposition concrète allant a priori dans ce sens, "réfléchir à la suppression de la publicité sur les chaînes du service public" (à savoir les chaînes du groupe France télévision, RFO...). La déclaration est visible ici : http://www.dailymotion.com/video/x3zjxl_sarkozy-veut-supprimer-la-pub-sur-l_news

La proposition est fondée : il faut relancer la donne culturelle, la rendre indépendante du système mercantile et ainsi offrir un service public de qualité. Ces arguments sont dans l'absolu très cohérents, reste à savoir maintenant, comment ?
Nicolas Sarkozy énonce une taxe sur les recettes publicitaires des chaînes privées (TF1, M6) ainsi qu'une taxe sur les nouveaux moyens de communication (internet, mobile...). Voilà pour l'information en brut. Regardons maintenant de plus près critiques qu'elles suscitent.

La gauche s'insurge, les syndicats dénoncent "une nouvelle attaque contre le service public". En effet à gauche on s'interroge à juste titre (non sans sectarisme malheureusement) sur la faisabilité d'une telle réforme. Les revenus générés par la publicité sont tellement énormes qu'ils semblent impossible de les compenser. On peut alors craindre légitimement l'arrivée de grosses difficultés financières pour nos chaînes publiques. Un peu de chiffres pour mieux comprendre tout cela :
- Le montant rapporté par la publicité sur les chaînes publiques s'élèverait à 840 millions d'euro selon les syndicats.
- Une taxe sur l'internet et les opérateurs téléphoniques, élevée à 1% rapporterait environ 300 millions d'euro.

En imaginant en plus de ces 300 millions ce que peut rapporter une taxe sur les chaines privées, il n'apparait pas impossible que le compte soit bon. En définitive, une telle mise en oeuvre n'est ni déraisonné, ni matériellement irréalisable a priori (tout n'est qu'estimation).

Même si cela est assez risible d'entendre Nicolas Sarkozy parler de "révolution culturelle" et même si ce ne sont que des mots , ne soyons pas sectaires, il le dit. Même s'il parait difficile d'imaginer que notre président va "moraliser le capitalisme financier" (comme il l'a annoncé), attendons de voir et jugeons les résultats de ces récentes énonciations. Il a voulu nous faire croire que "tout était possible" et cela rapidement : c'est totalement faux, mais plutôt que de stagner en alignant les reproches de promesses non tenues, soyons constructifs.
Certains électeurs se sont fait avoir en beauté, c'est assez clair. La question est de savoir ce qu'il faut faire maintenant et non ce qu'on aurait du faire avant.

Prenons du recul, encore et toujours.

Anthony.

26 décembre 2007

Les amourettes de Sarkozy - MERCI TF1

ON S'EN FOUT
"LE COUPLE SARKOZY / BRUNI" Nouvel Observateur
...

Mais que font les journalistes ??
N'y a t'il pas assez de la presse torchon pour scénariser inutilement de tels faits ??
Ceci n'est pas de l'INFORMATION.

Parce qu'il faut savoir être objectif, j'ajouterais ceci. Comme vous pouvez le voir, TF1 ne figure pas ci dessus. Il se trouve que la chaine a refusé de transmettre "l'information" dans son journal, déclanchant les questionnements de certains. PPDA et Pernault s'en sont tout de suite expliqué. Bien qu'ayant de très nombreux reproches à faire à cette chaîne, je tiens à remercier TF1 qui "sauve l'honneur" sur ce coup. Et oui il faut savoir reconnaitre les choses lorsque elles sont justes. J'ajouterais tout de même que TF1 n'a pas laissé tombé "l'info" et a pris soin de la transmettre à travers une émission poubelle et people (50min inside). Même si cela reste déplorable, ils ont pris le soin de ne pas classer ça dans "information". Peut-être cela parait-il subtil à certains mais il me semble que c'est important.
Ce n'est pas ici une question de gauche ou de droite, nous le voyons bien, des journaux comme Libé multiplient les articles. C'est ici une question de bon sens. Certes je ne veux absolument pas camoufler la mise en scène absolument déplorable organisée par Sarkozy. Mais n'oublions pas que pour créer de la peopolitique il faut être 3 : Sarkozy, les médias, et les conso-mateurs. De son côté Nicolas semble être un cas désespéré, il ne cessera pas sa bêtise. De l'autre les conso-mateurs seront toujours friands de voyeurisme car ce vice est en quelque sorte humain (libre à nous de nous efforcer de le repousser). Pour ce qui est des médias, l'idée même d'entretenir ce vice est méprisable, mais alors là c'est encore pire, n'oublions pas que nous parlons de politique ! Il y a une véritable crise, laquelle ne se terminera que lorsque l'opinion publique aura pris plus de recul. Et oui n'oublions pas que c'est la majorité qui commande.

En tout cas, ras le bol de voir la presse Française entâchée de la sorte.
Prenez du recul.

Anthony.

04 décembre 2007

Le journal gratuit Direct Soir est une arnaque !

Comme un certain nombre d'entre vous le save déjà, le quotidien Direct Soir est jeté dans les mains des promeneurs, des piétons ou autres usagers des transports en communs à la sortie de ces derniers. Journal d'infos gratuit, quelle aubaine ! Seulement il y a un hic et en l'occurrence un gros hic.
Il faut tout d'abord savoir que ces journaux sont financer essentiellement par la publicité, voilà pourquoi elle occupe si soigneusement les pages de ces journaux. Nous parlerons ici uniquement du journal Direct Soir car en ce mardi 4 décembre, il constitue un point important, nous verrons pourquoi juste à la suite. Ce journal se revendique comme étant un "journal populaire" permettant de "sortir du quotidien" grâce à ses proportions ("1/3 actualité et 2/3 loisirs"). Il me faut reconnaitre que de tels papiers sont un outil formidable pour éviter la routine, sortir du quotidien et même pourquoi pas rendre mon cerveau disponible à la consommation de sa publicité, merci Vincent Bolloré ! Oui, je ne l'ai pas précisé mais le magazine Direct Soir appartient au groupe d'investissement Bolloré.

(Vincent Bolloré, qui est-ce ? Industriel et homme d'affaire français PDG de Havas (6e groupe de communication mondial), milliardaire classé 451e homme le plus riche du monde, sa fortune est estimé à plus de 6 milliards de $. Il dirige le groupe d'investissement Bolloré.)

Et voilà que ce soir, je vois dans le tram toutes ces personnes tenant entre les mains le Direct Soir du jour. Une couverture magnifique, la photo est parfaite (merci photoshop) ! Et oui vous l'avez deviné c'est Nicolas Sarkozy en première page, jusque là rien d'affolant. Mais tout de même, quelle belle photo, un président à la fois présent, souriant, confiant et de surcroit rassurant. Cela fait chaud au coeur n'est-il pas =) ? Et le titre : "Nicolas Sarkozy sur tous les fronts" laisse rêveur, la france serait donc entre de bonnes mains ? Au fait pas mal la Rolex !



Soucieux de rassurance je n'ai pas cherché longtemps pour obtenir un exemplaire de ce journal que je nie d'habitude, à peine descendu du tram, on me le met dans les mains, l'effort est moindre vous en conviendrez ! Je monte donc dans mon bus et une fois assis, j'ouvre ce beau journal à la page 6. Et là, magnifique, les photos sont une fois encore superbes. Mr Sarkozy dans toute sa splendeur, la main levé qui nous rassure par son déterminisme, la bouche ouverte et le regard serein sont largement mis en valeur par cette première photo en plan poitrine. Nicolas est droite cadre et le titre (à gauche) tombe sous l'oeil : "Nicolas Sarkozy, 7 mois de réformes". Je pourrais m'attarder ainsi sur la plupart des photos de ces 3 pages consacrées au président, le résultat serait le même, un Nicolas 1er magnifié.

Passionné par cet art journalistique, je m'empresse donc de sortir un stabilo et de lire cet article passionnant ! Les formules fusent :

"il déploie une énergie sans précédent pour imposer son rythme"

"nouvelle étape d'un président infatigable"

"celui qui veut faire avancer le pays"

"Le nouveau leitmotiv est devenu [Je dis ce que je fais], citation de NS ndlr, et il fait beaucoup. A tel point que l'omniprésence de la communication présidentielle a suscité les réserves de certains observateurs, dérangé par cette visibilité nouvelle pour un chef de l'état. Pourtant le bilan des réformes est déjà considérable"

"Un regard objectif permet de constater que des actions significatives ont été entreprises"


"Une nouvelle pratique politique basée sur la compétence"

"Le mini traité est un compromis majeur qui devrait permettre de faciliter enfin la prise de décision dans L'UE"

"Allègement des 35h" (celle là est pas mal !)

"Assouplissement du régime des heures supplémentaires"

"Priorité au logement"

"Classé candidat sécuritaire par certains, c'est sur ce chapitre que NS s'est peut-être fait le plus discret" (?!!)

"NS s'est rendu au chevet du policier blessé"

"NS a reçu à l'Elysée les parents de la jeune femme assassinée sur la ligne D du RER" (quelle heure le train ?)

"En dépit d'une inévitable érosion, l'opinion demeure favorable"

Et j'en passe ! Bref, les citations parlent d'elles même mais l'article vaut vraiment le détour, vous pourrez le trouvez en vous rendant sur le site http://www.directsoir.net/
Il y a même un article faisant l'éloge de ses rapprochements avec les USA.

Bref, j'en ai déjà dit beaucoup, à vous de juger maintenant =)


Anthony.

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Cher internaute, bienvenue sur ce blog lié à l'actualité et à la culture ! Conscients du développement de la culture dite de masse que notre bien aimée société de consommation à laisser naitre, nous te proposons quelques articles rédigés par nos soins. Le but est ici de sensibiliser afin de faire prendre conscience à nos lecteurs la crise de la culture actuelle.
Rien de violent ni de haineux, juste une petite ouverture d'esprit, les plus curieux sont donc les bienvenus ! Notre petite équipe est encore trop peu nombreuse pour que nous ayons un réel impact, c'est pourquoi si toi aussi tu souhaites défendre la Culture et la morale dans ce pays qui est le tiens, n'hésite surtout pas à nous le faire savoir ! Sur ce, bonne lecture. Par ailleurs, les commentaires sont toujours les bienvenus.

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