Vous trouverez ici un petit tas d'articles traitant de sujets divers tels que la société, l'actualité, la culture, l'éthique, l'écologie...
Ils sont rédigés individuellement par différents membres de l'équipe et ont chacun pour but de donner matière à penser, à se poser des questions, à s'ouvrir et à découvrir.

Nous ne prétendons pas ici partager la "vérité", nous essayons simplement de réfléchir et de comprendre.

N'hésitez pas à laisser vos commentaires, pas besoin d'une thèse de doctorat pour partager une opinion, une argumentation ou même une question !

(à ceux qui arrivent sur le blog directement, vous pouvez rejoindre le site en cliquant ici : http://site.voila.fr/ldf/home.html)


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17 juin 2009

La véritable crise, c'est la crise des idées

Les élections européennes sont désormais passées, je bouillonnais d'écrire cet article en vue des récentes actualités politiques.

Tout d'abord bref rappel (valeurs arrondies - source : lemonde.fr) :

NPA : 4,8%
Front de gauche : 6,3%
FN : 6,5%
MoDem : 8,5%
Europe Ecologie : 16,2%
PS : 16,8%
UMP : 28%
Absents : 60,2%

Tout le monde aura remarque que le total de ces chiffres nous donne une valeur proche de 150%. Pour obtenir des chiffres cohérents il faut donc retirer le grand gagnant de cette élection à savoir l'absentéisme. Les résultats deviennent donc les suivants :

NPA : 1,9%
Front de gauche : 2,5%
FN : 2,6%
MoDem : 3,4%
Europe Ecologie : 6,5%
PS : 6,7%
UMP : 11,2%
Absents : 60,2%

Voilà. Là on s'approche des 95% ce qui est enfin cohérent... A oui, ça a une autre allure !

Donc récapitulons. Grand gagnant de ces élections, l'absentéisme. C'est vrai qu'il étais donné favoris par les sondages, mais c'est tout de même une belle victoire qu'il nous faut saluer. Saluons également que leur campagne a été la moins couteuse, la moins niaise, la moins démagogique et la plus efficace. Les autres devraient peut-être en prendre de la graine !
Saluons également l'UMP qui arrive à passer tout juste le dixième de français inscrits sur les listes. M'enfin bon, cela reste un peu ridicule. Et les autres ? Bref, passons.

La question qui me trote en tête, c'est, comment ces 39% de votant ont ils fait pour choisir ? Tirage au sort ? Habitudes électorales ? Un film à la télé ? Une bonne tête sur le tract ? Complexe en effet...


J'ai lu et relu les tracts, les professions de foie mais rien n'y fait.. je ne vois pas les différences.. ah si les couleurs !

"Nous voulons défendre un modèle social, des services publics, une économie vivante, nos emplois, l'environnement de la planète, l'eau, l'air et le climat."

"Nous vous proposons une équipe de candidats remarquables par leur expérience et leur engagement à 100%."

"L'europe pour promouvoir nos droits, face aux inégalités et injustices sociales en europe et dans le monde"

"Pour garantir ses libertés individuelles, pour libérer son pouvoir d'achat, pour le protéger de la dette."

"Rein he flas da Vreizh en Europa"

"Notre énergie pour la terre"

"L'europe pour aider à batir un monde de libertés et de solidarités avec la liberté de circulation, les échanges culturels, l'ouverture aux autres."

"Lutter contre les délocalisations"

"Une croissance écologique est source d'emplois"

"C'est le moment de transformer l'Europe pour qu'elle ne soit plus l'alibi de tous nos abandons mais l'expression d'une volonté commune"

"L'europe, pour nous protéger des crises mondiales, et répondre aux grands défis économiques, financiers, énergétiques et environnementaux du 21ème siècle."

"Une europe par et pour les peuples !"

etc...etc... Notez que je n'ai volontairement pas indiquez les partis se rapportant à ces phrases il y en a d'un peu tout le monde, pas facile d'y mettre une couleur à chaque fois.

On pourrais aussi ajouter à cela : "le capitalisme c'est nul, le peuple au pouvoir !" ou encore "l'immigration coute 60 milliards par an, votez FN !" et autres vulgarités.


Ou sont passées les idées ?!
Il suffit de jeter un oeil au nom des partis pour constater le ridicule..
"Mouvement démocrate" : original ! Quel parti remet en cause des aspects de la démocratie ?
"Parti socialiste" : toute politique a des fins sociales...
"Union pour un mouvement populaire" : "LoL"
"Europe écologie" : ils parlent tous d'écologie depuis que ça vend.. faudrait creuser un peu!
"Nouveau parti anticapitaliste" : les patrons c'est tous des nuls.. et après ?


Plus sérieusement, les résultats de ces élections ainsi que les élections elles mêmes, semblent caractériser parfaitement là où nous en sommes en terme de politique pure. Encore une fois le suffrage universel nous montre toutes ses faiblesses, c'est la stagnation dans le mediocre, la bien pensance et la démagogie.
Comment se fait-il qu'on en soit encore au conflit gauche droite ridicul ? Comment se fait-il que la moitié de la page du document déposé dans les boites aux lettres d'un parti contienne le visage souriant et bien maquillé d'un(e) prétendant(e) au poste de député ? Comment se fait-il que les deux seules propositions alternatives au système en place soient si grossières (NPA et FN) ?

60% d'absentention.. peu ou pas d'idées, le maintien du suffrage universerl ne servirait-il qu'à éviter d'éventuelles manifestations ?

"Il FAUT aller voter !!" quel est le sens d'une telle phrase ?! Si vous vous moquez bien de la politique, que cela ne vous intéresse pas, que vous n'y connaissez rien, qu'iriez vous faire dans un isoloir si ce n'est décrédibiliser encore un peu plus le système en place ?

Cette fois-ci Yannick Noa n'a pas fait de chanson pour dire aux gens d'aller voter, la campagne n'a pas suffisamment innonder les chaines de télévisions d'émissions ridicules. Résultat 60% d'abstention.. est-ce un problème ? Je ne crois pas.
Ces élections ont été d'une inutilité totale. Les choix à Bruxelles ne sont toujours qu'un ensemble interminable de compromis entre tous les pays et partis. Elles ont uniquement permis à chacun de montrer sa frimousse histoire d'entretenir la mémoire visuelle des votants pour les prochaines présidentielles.



Et si les hommes et femmes politiques ne servaient à rien ? Et s'il était temps de réfléchir à une 6ème république ? Refonder les institutions, le système économique ? Il apparait que oui.

Mais l'europe paralyse tout le monde dans la bien pensance médiocre et stagnante... Dommage.


Qu'importe la limite entre l'utopie, le probable, l'impossible, l'inimaginable et le fatalisme. Il faut continuer à penser, les idées ne tombent pas du ciel, elles se créent.




Anthony

19 mai 2009

Mouvements étudiants depuis Février 2009

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Intrépide jeunesse délaissée, que penser ?

Je ne souhaite pas rentrer dans le débat politique, juste souligner la détresse actuelle des moyens d'actions, comment se faire entendre ? Comment agir ? Par quels moyens ?

Prenons le cas des étudiants Nantais. Après 8 semaines de grèves intenses, avec au moins durant les 5 premières semaines, une mobilisation forte. Aucune répercussion médiatique, peu de personnes savent que la fac (étudiants/professeurs) est en grève.
De frustration en frustration les étudiants se lassent, les jours passent, les manifestations, actions se suivent, sans aucune concession de la part du gouvernement (faibles concessions).
Une manifestation nationale comme celle du 19 Mars témoignait après 6 semaines de grève de la grande mobilisation étudiante.
L'espoir d'une majorité d'étudiants de recul du gouvernement suite à cette manifestation était grand. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.

Étudiants fatigués, inquiets, de moins en moins de mobilisation. On lâche le morceau.

Durant la manifestation du 19 Mars, des incidents ont eu lieu tel que des vitrines de banques brisées, etc. Actes de violence donc, et là enfin, les médias s'intéressent à la mobilisation. Les étudiants sont catégorisés de violents, agressifs.
Après 8 semaines de grèves, on remarque enfin qu'il y a oui beaucoup d'étudiants violents qui manifestent ...

Nous ne pouvons pas condamner ces étudiants ayant brisés ces vitrines, de part la détresse, le mal d'indifférence profond dans lequel le mouvement étudiant se trouvait.

Mais alors, doit on aller jusqu'à des actes violents pour enfin, se sentir entendu ?

Les manifestations de masse n'ont pas l'air d'ébranler notre gouvernement actuel (pourquoi ?), comment y remédier, quels moyens d'actions différents, pacifiques pouvons nous mettre en place dans de telles situations ? Comment se sentir acteur aujourd'hui, du destin politique ? Comment montrer son désaccord ? Comment ne pas subir, mais agir ?

Voila des questions que nous pouvons généraliser à une population entière. Quelle est la place de l'opinion de la population dans les décisions politiques aujourd'hui ?



Lucie.

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28 mars 2009

Sarkozy, l'anti-savant ?

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"Oui, bien sûr, je revendique ce pragmatisme parce que les experts n’ont pas prévu la crise, les experts comme d’habitude ne savent pas comment sortir de la crise et les experts - j’en suis certain - seront brillantissimes trois ans après la crise. Ils expliqueront alors avec beaucoup d’autorité pourquoi la crise, comment elle est intervenue et ce qu’il aurait fallu faire pour en sortir plus tôt. Mais moi, je ne suis pas un expert."
Discours de Saint-Quentin, 24 mars 2009 (C'est moi qui souligne)


Comme l'a fait remarqué un de mes professeurs à propos de ce discours, il est regrettable de constater de nouveau le mépris de notre Président pour le savoir et la recherche, et le discrédit qu'il jette sur ces domaine et discipline fondamentaux.

Mais ne soyons surtout pas dupes de cette démagogie, de ce populisme mensongés.

Et rappelons à notre Président cette phrase que Camus écrit dans L'été: "il est vain de pleurer sur l'esprit, il suffit de travailler pour lui"...




08 mars 2009

La question du mythe dans la société actuelle

Bien que la mythologie grecque nous semble appartenir à un lointain folklore, nous côtoyons encore à lors actuelle un certain nombre de mythes appartenant à la civilisation Antique. Complexe d'Oedipe, d'Electre, groupe de musique Dionysos, pub Chanel inspirée de Narcisse, dessin animé d'Hercule,... sont autant de références culturelles qui nous rendent familiers ces quelques figures de la mythologie grecque.

Le mythe est ce récit fondateur, qui raconte des évènements ayant eu lieu avant le temps chronologique des hommes. Les mythes de l'Antiquité sont de cette manière des récits des origines, ou récits de génération. Ainsi, le mythe de Chaos, Gaïa et Eros expliquent la formation du monde (cosmogonie), celui de Prométhée concerne la création de l'homme (anthropogonie), le mythe de Perséphone renseigne sur l'existence des quatre saisons (et en sortant un peu du cadre strict de la mythologie grecque, nous pouvons citer dans la Bible, la Tour de Babel, qui rend compte de la diversité des langues, ou encore la Chute, qui renvoie à la séparation du monde d'avecle divin)...

Q'en est-il aujourd'hui du/des mythe/s ?

A l'époque de leur conception, les mythes, de part les rites qu'ils entrainaient, participaient de, voire assuraient, la stabilité sociale. Si cela n'étaient pas complètement conscient, ils occupaient quand même une place profonde, voire fondamentale dans la vie quotidienne de chacun et de la cité, ils étaient comme son moteur.

Certes, la question des origines a aujourd'hui été en grande partie «démystifiée», expliquée par les scientifiques et les historiens, aussi, cette question des origines est sans doute nettement moins prégnante dans notre société que dans l'Antiquité, mais est-ce à dire que notre époque soit toute dépourvue de mythes ? L'analyse structurale des mythes de Levi-Strauss, dans Anthropologie Structurale, avance que ceux-ci sont l'expression du psychisme collectif humain. Si la question des origines ne fascine plus guère, sur quoi s'attache alors notre «psychisme collectif» actuel ? Autrement dit, quel est l'élément mythique qui anime nos sociétés ? En avons-nous conscience ? Comment cela influe-t'il sur notre époque, ou qu'est-ce que cela implique ? Pouvons apprendre sur l'homme à partir de ces éléments mythiques qui ont sous tenduent et sous tendent les sociétés ?

La question est ouverte ! =)

Emmanuelle

Image : René Magritte, Chef d'oeuvre,ou les mystères de l'horizon.

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09 février 2009

Petite contribution personnelle au monde des idées

Un petit article plus personnel pour vous présenter un ouvrage que je viens de terminer. Il s'agit d'un essai en deux parties, l'une basée sur la place et la raison d'être des apparences l'autre sur les influences et leurs liens avec la religion.


4 ème de couverture :

Ladite « société d’apparence » n’est nullement un phénomène nouveau, c’est une réalité profondément humaine. Il s’agit ici d’étudier et de réfléchir sur la question de l’apparence dans l’ère contemporaine. Quelles formes prend-elle ? Quelles en sont les causes, les excès ? Quels sont les concepts sociologiques, moraux, psychologiques, philosophiques et, a fortiori éthiques entrant en jeu ? Peut-on parler d’un art du paraitre ?
Cette étude a pour but d’observer des faits de société avec analyse et réflexion. L’objectif étant d’appréhender le monde avec recul et compréhension afin d’en tirer profit au quotidien.

« La Vie imite l'Art bien plus que l'Art n'imite la Vie. » Oscar Wilde
La deuxième partie de cet ouvrage porte sur l’étude en prodondeur des nouveaux lieux de culte. Il semblerait en effet que les divers évènements modernes de masse aient un caractère religieux. De fait, ils représentent une puissance morale conséquente et influente.
Une étude sur un phénomène en tout point représentatif de la société démocratique post-moderne dans laquelle nous vivons.




J'ai écris ce livre dans l'idée d'approfondir mes réflexions sur la société qui nous entoure et la place qu'elle accorde aux individus qui y vivent. J'ai compris à travers mes lectures à quel point l'homme était en perpétuelle évolution. Ce fait me fascine. En approfondissant cela j'ai pu me rendre compte que cette évolution était complexe qu'elle était inhérente au contexte et à chaque individu.
Comprendre la manière dont nous fonctionnons c'est comprendre les autres et c'est se comprendre soi. Voilà déjà un premier pas vers une saine relation à soi et aux autres. Le contexte actuel nous donne à réfléchir sur la condition de l'homme moderne. C'est là l'objet de ce livre. La modernité ce n'est pas le "monde de merde", c'est simplement le lieux où s'affrontent différents niveaux de l'évolution de la société et ce, dans un lieu commun.

Ecrire permet de comprendre, de réfléchir, de prendre le temps. Cela permet également de pousser ses idées jusqu'au bout, parfois même jusqu'à atteindre leurs paradoxes. Il m'est arrivé de supprimer des dizaines de pages une fois leur rédaction terminée, n'étant plus en accord avec elles.
Par cet écrit j'invite quiconque à écrire. Un blog, un carnet, un livre, un document word... Lachez vous. On ne comprends vraiment ce que l'on pense qu'à partir du moment où l'on sait l'exprimer avec des mots.

Il n'est pas question pour moi de comparer cet essai aux véritables travaux effectués par des "professionnels". Il s'agit d'une jeune réflexion pour qui veut bien la lire.


Le livre est en vente au format papier à cette adresse :
http://www.thebookedition.com/l-avoir-l-air-et-le-passer-pour--p-13321.html

N'ayant aucunement écrit se texte à des fins lucratives, j'offre le PDF à ceux qui arrivent à lire derrière un écran. Le lien :
http://site.voila.fr/lavoirlair/index.html


Merci de me faire part de vos commentaires. N'hésitez pas à me contacter pour discuter ou débattre de toutes ces choses =)


Le blog a tourné un peu au ralenti ces derniers temps, la finalisation de cet écrit m'ayant pris un certain temps. Ceci étant terminé, les articles devraient revenir à un meilleur rythme.



Anthony


Climat social tendu : arrêtons de brailler !

C'est qu'il y a de l'ambiance dans les conversations depuis quelques mois ! Sarkozy, la crise, les licenciements, le pouvoir d'achat, les riches, les pauvres, les grèves...

Bon, l'économie n'est pas à ses meilleurs jours, l'emploi non plus mais après cela que reste-t-il ? Les médias, aussi critiqués soient-ils, n'ont cessé de mettre le feu au poudre. La situation actuelle est complexe, les seuls commentaires des retraités sur le marché ne suffisent pas à fonder une information. Tout va très vite aujourd'hui, il se passe énormément de choses. Malheureusement tout le monde suit le rythme, on pense également de plus en plus vite !

Alors oui c'est génial tout le monde a un avis sur tout ! "C'est nul !" - "Pas content" - "Toujours pour les riches" - "La démocratie souffre"- etc...... Mais qu'est-ce que c'est que ce brouahah où tout le monde parle mais personne ne dit rien de construit ? Il devient lassant de constater cette pensée binaire : soit on est pas content et cela signifie qu'on est anti sarkozy, pro syndicat, contre toutes les réformes... soit on est pas complètement contre et cela signifie qu'on est de droite, sarkozyste, égoïste, etc.


Bon... 2min, on respire, on se calme et on réfléchit... La crise n'empêche pas de penser ! Les médiathèques sont toujours grande ouverte, internet n'est pas censuré... La résistance qui se dessine actuellement est pauvre car elle n'avance rien intellectuellement. Le fait est qu'elle se nourrit de la démagogie de certains et des mouvements de masse créés par le contexte.
Mais le pire dans tout cela, c'est que cette contestation s'enferme dans un esprit d'opposition et non de construction.

Le problème de tout ça, ce n'est pas tant que certains contestent sans cesse sans savoir toujours de quoi ils parlent. Le problème c'est l'espèce de climat négatif et combatif que cela crée. Ce climat est profondément mauvais dans le sens où il ne construit rien d'autre qu'un esprit d'affrontement et donc de tristesse.

Que faire ? Prendre du recul, savoir dire : "je ne connais pas tous les détails", "je ne sais pas", "je n'ai pas d'avis", "j'ai du mal à trancher", etc. En d'autres termes n'oublions pas le passage obligé à l'étape trop souvent grillée : "je me pose des questions"
Il n'est pas toujours facile de se faire un véritable avis. Mais ne pas avoir d'avis n'a rien de mal en soi, bien au contraire ! Laissons tomber cette morale pesante du "tout le monde doit s'y intéresser", c'est une absurdité, nous voyons bien où cela mène : avoir un avis à tout prix.

L'écoute aveugle des appels des syndicats ne vaut guerre mieux que n'importe quel massage télévisuel


Et si la véritable résistance c'était la pensée ? Nous voyons bien que tous les problèmes rencontrés aujourd'hui naissent d'une même faille : un manque de bon sens, de réflexion. Ce bon sens, il faut l'appeler de nos consciences, créons le.

Faire preuve de sagesse et user du silence ne signifie pas que l'on ait été "manipulé par les médias et le pouvoir"et que l'on soit d'accord avec tout aveuglement. Voyons au delà de ça.


"Celui qui ne sais pas se taire sait rarement bien parler" Pierre Charron

"Le doute est le commencement de la sagesse" Aristote

"Quiconque a sondé le fond des choses devine sans peine quelle sagesse il y a à rester superficiel. C'est l'instinct de conservation qui apprend à être hâtif, léger et faux" F. Nietzsche


Anthony

08 novembre 2008

Une petite pause vidéo parmis ces articles

Juste une petite vidéo au visuel et à la musique agréable qui se sert de quelques clichés pour décrire une certaine vérité .

Elle ne dure pas longtemps mais cela n'enlève rien à son sens .

Rêvons,

vivons,

mais n'oublions pas d'agir ...

Bon visionnage .

Elise .

30 octobre 2008

Crise financière. En gros : pourquoi ? par qui ? Qu'est-ce qu'on fait ?

Trève de rigolade, un peu de sérieux et de "théorie". C'est bien joli d'avoir un avis sur la question et d'employer le mot crise financière à toutes les sauces... mais le top c'est quand même d'essayer de comprendre un peu ce qui se passe.
Je vais essayer ici d'expliquer ici de manière concise (mais pas trop quand même) ce qui a mener à la fameuse crise financière. Dans un deuxième temps, j'essaierai de développer les mesures mises en place pour faire face à cette crise.

Attention, je n'ai aucune prétention d'économiste et encore moins de professeur de sciences économiques. De fait, je n'entrerai pas dans les détails les plus techniques, ce aussi afin de rendre l'explication la plus lisible possible.


La crise


Les subprimes

Il faut remonter au moins jusqu'en 2000 pour comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Tout à commencé donc aux Etats-Unis. A cette période une première crainte de ralentissement de la croissance est apparue. La croissance risquait en effet de s'essouffler, crainte porté à son apogée après les évènements du 11/09/01.
Afin d'éviter une baisse de la consommation dangereuse pour l'économie, sont apparus les crédits dit des "Subprimes". Ces crédits à taux faible avaient pour but de permettre aux foyers les plus modestes d'accèder à la propriété et de surcroit, à la société de consommation. En d'autres termes, ces crédits ont permis a des personnes d'emprunter de l'argent avec un taux d'intéret relativement réduit.
Cette mesure avait pour but de donner un nouveau souffle à l'économie et donc à la croissance en favorisant et en incitant à la consommation avec ces crédits. Si l'on emploie les termes à la mode, disons qu'on a donné aux foyers les plus pauvres un pouvoir d'achat fictif.

Les subprimes ont profité à des milliers de foyers américains représentant des millions de dollars de crédits. Mais.. il y a un mais, ces crédits avait beau avoir un taux faible, il s'agissait d'un taux variable. Qui dit variable dit fonction de l'économie. Ainsi ils pouvaient être faibles un jour puis grimper inmanquablement. Mais cela n'a pas empêché un grand nombre d'américain de profiter de l'occasion pour accèder à "l'American Dream" tout en s'endettant de manière incertaine.

Dans le cas où un emprunt n'est pas remboursé, c'est la banque qui devient propriétaire des biens de l'emprunteur et donc généralement les logements.
Or les prix du logement n'ont cessé d'augmenter depuis 1997. Dans les cas où l'emprunt n'était pas remboursé, la banque devenait propriétaire de biens dont la valeur augmentait (logement) ce qui permettait à ces banques de gagner de l'argent grâce à ces crédits non remboursés.

A cette époque les salaires stagnaient de manière général, or sous l'augmentation des coûts, il devenait de plus en plus difficile de rembourser pour certains foyers. D'autant plus les intérets ont commencé à augmenter à partir de 2006.

Lorsque les prix dans un domaine ne cessent d'augmenter, il faut bien que ça redescende un jour. Or dans l'immobilier est arrivé un moment où la demande n'était plus aussi importante par rapport à l'offre toujours abondante. Les prix ont donc chutés. Cette chute commence en 2007. On parle de crise de l'immobilier.

Faisons le point un instant :

- Les subprimes profitent à de nombreux américains
- Un certain nombre d'entre eux ne peuvent rembourser
- Les banques deviennent propriétaires et s'enrichissent grâce à l'augmentation des prix de l'immobilier
- 2006 : stagnation des salaires, augmentation des taux d'intéret --> difficultés de remboursement croissantes --> les banques deviennent propriétaires de nombreux logements
- 2007 : les prix de l'immobilier chutent

Résultat : depuis 2007 les banques cessent totalement de s'enrichir grâce aux logements dont elles sont devenues propriétaires. Les logements sont difficiles à revendre et les prix baissent. Ainsi elles vont perdre beaucoup d'argent, n'arrivant pas à vendre avantageusement des biens qui leur sont inutils (logements).

Les banques "s'appauvrissent", la confiance diminue. Les banques ne se prètent plus rien. D'autre part les investisseurs s'inquiètent de la stabilité du soutien des banques dans les investissements. Les investissements deviennent risqués, les investisseurs n'investissent plus.

L'économie finit par être paralysée par le manque de financements. Les entreprises ne recevant plus d'investissements, elles ne peuvent se développer et doivent adapter leur activité.

--> La croissance s'écroule, c'est la crise. Le cercle vicieux du non investissement est lancé.

La crainte s'est vite répandu. L'économie étant de plus en plus mondialisé, et les Etats-Unis étant au centre de celle ci, la crise a finit par s'étendre touchant l'Europe et désormais l'Asie.



Les mesures misent place

Aux Etats-Unis il a fallu trouver rapidement des fonds afin de renflouer les caisses des banques pour que celles-ci puissent repartir, investir et ainsi relancer la confiance des investisseurs. Il a donc été décidé de puiser dans les ressources du contribuable, près de 700 milliards de dollars.

En Europe, les banques ne s'étant pas effondrées, la donne est différente. Afin de garantir la stabilité des banques face à la crise, des injections de liquidité (plusieurs milliard d'euro) ont été faites dans les banques via la Banque Centrale Européenne (BCE). On a alors parlé de recapitaliser les banques (à ne pas confondre avec l'acte de nationalisation qui rendrait l'état propriétaire de plus de 50% des actions).

L'argent injecté a été crée et prêté par la banque centrale. Il y a création de monnaie en contrepartie de la création de titres de créance. L'argent crée doit donc être ultérieurement rendu. Ce sont les états qui se porte garants de ces financements et de ces créances auprès de la BCE.
C'est pour cette raison que l'on a parlé d'intervention de l'état dans le capital des banques et de recapitalisation.

D'autre part, une réserve fictive d'argent a été mise à disposition par la banque centrale au cas ou. Ce pour garantir la stabilité des banques européennes.


Voilà en gros ce qui se passe en ce moment. Difficile de dire combien de temps cela peut durer, peut-être un an, peut-être 10 ou peut-être plus.
Les conséquences de cette crise se traduisent en terme de croissance difficile ce qui peut mener la vie dure aux offres d'emplois et au développement des entreprises.


Le bien et le mal dans tout ça ? C'est une autre question =)

Si vous souhaitez ajoutez un grain de sel pour améliorer la compréhension de ces faits, les commentaires sont là pour ça !



Anthony




13 octobre 2008

Quand l'argent devient "comme maître et possesseur de" l'homme...

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Ca pourrait être de la prose surréaliste, apocalyptico-absurde. Imaginez: il pleut sur l'Amérique les banques y suent à grosses gouttes quand elles se réveillent chaque matin les grosses gouttes dégoulinent le long de leurs vitres teintées leurs yeux rectilignes et humides osent à peine regarder dans les ravins d'à côté où gisent inertes les banques jadis prospères hélas abattues par Wall Street - Cronos des temps modernes...



On se réuni on accuse on demande sanctions. On se réuni on propose on rejette on modifie on repropose on adopte on n'a du mal à appliquer. On se réunit on demande actions on débat on cherche solutions on traine ça continue on rassure ça fait la une des journaux ça alimente les fureurs. Bon. On se réuni à nouveau on est pas d'accord on veut action générale on obtient actions particulières on galère ça garde son cap on réfléchit. Mais on réfléchit sur quoi ? Sur les solutions possibles pour faire que cette crise n'en soit plus une. Et je pense que c'est là oublier son principal acteur: l'argent.

En fait, la situation actuelle me fait penser au roman de Mary Shelley, "Frankenstein". Souvenez-vous: un professeur donne vie à une créature initialement artificielle, mais celle-ci lui échappe, il en perd le contrôle et se voit contraind de la poursuivre à travers le monde pour mettre fin aux dégâts qu'elle commet. Pour comparer, aujourd'hui, nous serions dans une position où la réflexion serait axée sur les moyens d'enrayer les méfaits de la créature de Frankenteins, sans remettre pourtant en question cette créature.

Pour revenir à nos moutons... Je pense que la crise devrait être pour nous l'occasion de réfléchir à cette élément de notre société actuelle, que nous manipulons chaque jours, la monnaie. Oui, elle est devenue partie intégrante de notre mode de vie, et nous n'imaginons pas vivre sans elle; certes, la place que nous lui accordons n'est pas négligeable, et elle semble aujourd'hui nécessaire à qui veut vivre décemment. Cependant, je veux ici rappeler que l'argent ne relève pas de la nature, elle résulte au contraire d'une pure construction de notre part (comment en sommes-nous arrivé là alors...?). Aussi, il me semble bon de mettre de côté nos habitudes monétaires pour ouvrir une large réflexion à son sujet, l'évaluer, et pourquoi pas choisir de la dépasser.

Je terminerais avec cette magnifique phrase du dramaturge Bertolt Brecht, ô combien juste et actuelle, qui correspond bien à mon idée, « Que rien ne soit dit naturel, afin que rien ne passe pour immuable. »

Emmanuelle.


Image: collage de George Grosz et John Haertfield, "Dada-merika".

12 octobre 2008

Laissons-nous enseigner par l’hystérie

LE SAVOIR


Le ça voir

(Voir le ça au sens freudien)



La fonction épistémologique du savoir vient ici comme un « je ne veux pas savoir », ce qui de moi me dérange. Ce ça, si immense et si dérangeant. Se cacher derrière le savoir apparaît comme une solution. Les névrosés, les hystériques et tous ces soi disant « fous » ont le talent de se dérober du savoir pour Etre.

Pourquoi rejeter ces personnes ? Pourtant plus vivantes que n’importe quelles autres, d’un imaginaire et d’une créativité hors du commun. Considérons-les avec attention, comme n’importe quelle autre personne supposée normale. Et puis, qu’est ce que la normalité ? De quel droit pouvons-nous attribuer aux personnes atteintes de troubles mentaux le statut « d’anormal » ? La catégorisation a-t-elle un sens ? La séparation normal / pathologique aussi ?


Laissons-nous enseigner par l’hystérie. (Freud). Écoutons-les.


Lucie.


Ps : Un très bon documentaire sur la « folie » de Serge Moati est passé sur France5 mardi dernier à 20h35, il n’y a pas de rediffusions prévues pour l’instant, mais voici un petit aperçu : http://www.france5.fr/programmes/articles/actu-societe/1823-mes-questions-sur-la-folie.php




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