L'homme naît au fond de cette triste et fade caverne, tournant le dos à cette riche et bienfaisante lumière, celle de la connaissance.
Constatons les faits et observons comme l'homme attrape la première main tendue, celle de la facilité. Sous ses alures confortables cette dernière engoufrera l'homme, le rendant plus vulnérable et plus faible. Réduisant ainsi à néant, ses ambitions, ses passions, sa réflexion et a fortiori, sa puissance. Mais à quoi lui servent toutes ses choses ? Sont-elles vraiment essentielles ?
Comme Spinoza l'a très justement remarqué, il se pourrait bien que l'homme ait une mauvaise connaissance des choses qui lui donne accès au bonheur. Ainsi il attacherait une importance sans fin aux honneurs et aux richesses. Mais s'il on observe bien, cet attachement ne le mènerait pas plus loin qu'à la déception et donc à la tristesse. Il en est de même avec la facilité. A cause de celle-ci, l'homme ne peut s'affirmer en tant qu'être pensant. Il fera tourné son existence en fonction de son intinct et subira les influences. Eloignant ainsi de lui la lumière qui lui aurait permis d'acquérir le recul et l'esprit critique nécessaire à toute prise de conscience.
Oui, c'est plus facile de conserver ses a priori plutôt que d'ouvrir un bouquin, oui c'est plus facile de rester à trainer dans son lit toute la journée (que la fatigue y soit ou non) plutôt que de se lever et vivre. Oui c'est plus facile de se vautrer devant le JT plutôt que d'ouvrir un journal sur papier. A court terme, on croit y prendre du plaisir, mais sur le long terme, est-ce réellement plus enrichissant, cela vaut-il vraiment le coup ?
On ne peut parler de fatalisme, surtout à notre époque : le dos tourné, l'homme peut se retourner et s'offrir la liberté. Car en effet, si la facilité attire l'homme naturellement, c'est que cette nature, aussi vicieuse soit-elle, doit être surpassé. Lorsque Spinoza nous enseigne "Ni rire, ni pleurer, ni détester : comprendre", il nous indique clairement qu'il faut aller plus loin que nos réactions a priori si l'on veut vivre en homme libre, sage et heureux de surcroit.
Pour Nietzsche, l'homme n'est qu'un fil tendu entre animal et surhomme. Ainsi lorsqu'il affirme que "l'homme est quelque chose qui doit être surmonté", il induit implicitement que cela constitue en quelque sorte son essence cachée.
Il faut choisir entre se reposer et être libre. La liberté, cela fait peur, mais c'est grâce à elle que l'homme sait s'affirmer en tant que tel. C'est grâce à elle qu'il pense, qu'il agit, qu'il s'exprime, qu'il accroit sa puissance d'éxister. Ainsi nous pouvons affecter et être affecter, en d'autres termes : Vivre.
« La vie est, à mes yeux, instinct de croissance, de durée, d'accumulation de force, de puissance : là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin. » F. Nietzsche
Même si le débat sur la considération qu'il est légitime d'avoir face à cette "Volonté de Puissance" est largement ouvert, il semble qu'un être heureux est un être qui veut, un être qui agit, non un être qui subit. Malheureusement, le conditionnement médiatique tente de nous vendre l'éloge de la passivité et de la stagnation.
Le bonheur dépend-il de l'exploitation de notre puissance ? Il me semble que oui.
Anthony.
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19 août 2007
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2 commentaires:
Je reconnais dans tes lignes quelques bonnes leçons retenues des cours passés avec un certain Mr Queval...
Simpa l'idée de votre blog!
Si vous avez besoin d'une personne pour corriger les fautes d'orthographe: contactez Moi!(sicklette44@hotmail.fr) Ca me fera toujours plaisir et puis pour un site sur la culture... ;) )
Christelle, qui vous souhaite une bonne rentrée!
Quelle bonne idée!
Je suis tombée sur votre site en voulant en savoir plus sur cette phrase de Thucydide "il faut choisir..." qui rejoint bien mon questionnement actuel sur ma vie, la société, nos habitudes de vie et notre quête au bonheur.
Votre site semble offrir une belle réponse à cette maxime.
Je vous lierai, je vous commenterai, je vais découvrir de ce pas un peu plus de votre site!
Merci, L.M.
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